L' alimentation du cheval

Le foin.

Le foin est l' herbe des prairies naturelles coupée a l' époque de sa floraison, puis séché
pour sa conservation. Le produit des prairies artificielles récolté dans les mêmes conditions est également du foin; mais, dans la pratique, on a l' habitude de le désigner par le nom de
la plante qui le constitue: luzerne, sainfoin, trèfle, etc.....; quand on parle simplement de foin, on entend celui des prés. L' herbe des prés est la nourriture naturelle du cheval; Le foin qui en provient constitue un aliment complet, c' est à dire qu' à lui seul il peut entretenir la vie en fournissant tous les matériaux dont le corps a besoin pour réparer ses pertes journalières; il doit cette propriété à la grande variété de plantes dont il est composé. Le foin des prairies artificielles ne jouit pas des mêmes avantages parce qu' il n' est constitué que par une seul plante et que tous les éléments réparateurs ne sont pas contenus en proportion voulue dans la même plante quelle qu' elle soit et ne peut, par conséquent, servir de nourriture pendant longtemps. Il faut l' associer au foin des prés et à l' avoine qui possèdent ce qui lui manque; ce mélange forme
alors une bonne alimentation.

Le bon foin des prés présente les caractères suivants: tiges moyennement longues, fines, flexibles, garnies de leurs feuilles et leurs sommités fleuries, couleur vert pâle, odeur légèrement aromatique, saveur douce; il provient de prairies relativement sèches. Le foin long, composé de plantes grossières à tiges anguleuses et à feuilles coupantes, est très médiocre: il a été récolté dans les prés marécageuxet ne convient pas au cheval. Les foins pâles, sans odeur et cassants, ceux qui ont une couleur roussâtre ou noirâtre, ceux répandent une odeur de moisi, sont des foins de mauvaise qualité ( mal récolté, mauvaise conservation ou trop vieux ). Le foin nouveau est plus nutritif que celui de la récolte précédente et plus apprécié par les chevaux, mais peut être dangeureux car ils en feraient une consommation excessive, dans ce cas, on ne doit l' utiliser qu' avec précaution. Le foin conserve ses qualités nutritives pendant une année. Le foin livré en balles, doivent être examinées au moment de leur ouverture pour contrôller leur qualité.


Le foin artificiel.

Le foin des prairies artificielles est un bon aliment, parfumé, riche et nutritifs mais de conservation trés delicate. La luzerne a une couleur très prononcée, ses tiges sont pourvues
de leurs feuilles et de leurs fleurs, d' une odeur douce et agréable. Toute luzerne poussiéreuse est moisie.

Le sainfoin s' altère encore plus facilement que la luzerne; il perd ses feuilles avec une extrême
facilité et se trouve alors réduit à ses tiges volumineuses, surmontées de quelque rudiments de
fleurs et de fruits. Le foin de trèfle est deconseillé.


Les pailles.

Les pailles de froment, blé, d' avoine, d' orge ou seigle de bonne qualité doit être fine, d' une
couleur jaune pâle; ses tiges sont pourvues de leurs feuilles et de leurs épis; son odeur est
faible et d' une saveur douce. Les pailles terreusses provenant de blés versés, celle qui présentent des taches de rouille, de moisissure ou de charbon, enfin celles dont la couleur est plus ou moins foncée par leur exposition à l' humidité sont mauvaises et dangeureuses pour la santé des chevaux.


L' avoine.

L' avoine est l' aliment le plus important et le plus indispensable pour les chevaux. Elle présente de nombreuses variétés: blanches, noires, jaunes, grises,rousses, également bonne quand elles reunissent les conditions suivantes: être lourdes et glisser facilement dans la main, sans poussières, n' avoir aucune mauvaise odeur et aucun goût désagréable.

L' avoine est de mauvaise qualité quand les grains sont légers, ridés, peu coulant à la main. Elle est nuisible quand les grains sont humide, germée, mélangée de terre ou de sable et surtout lorsqu' elle sens le moisi.


L' orge.

L' orge de bonne qualité a une couleur jaune paille, son grain est renflé, lourd et sec. Les altérations de l' orge sont les mêmes que celles de l' avoine, mais elle est plus souvent rengée par les insectes qui l' ont privée de sa partie farineuse. L' orge peut remplacer l' avoine, en particulier pour les chevaux qui ont l' intestin échauffé. Il faut lui faire subir une macération dans l' eau plusieurs heures avant la distrubition et ne jamais mélanger à l' avoine.


Les denrées de remplacement.

Les denrées de remplacement peuvent servir à l' alimentation des chevaux, en cas de nécessité ou d' après les ressources locales:

Le blé: grain réparateur et très riche qui risque de provoquer des accidents congestifs s' il est
distrubué a forte ration et longtemps.

Le sarrazin: grain indigeste à cause de sa dureté qui le rend difficile à mastiquer.

Les férolles et fèves: trés riches en principes azotés.

Le mais: peut remplacer en totalité l' avoine.

Le son: le son de tous les grains peut être employé.

La farine: toutes les farines peuvent être mises en consommation.

Le pain: de blé ou de seigle.

Les racines et tubercules: tous les racines et tubercules peuvent servir à l' alimentation des
chevaux, carottes, choux, raves, betteraves, pommes de terres, etc...


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